Le Portugal passe à l’ère post-Ronaldo… et Gonçalo Ramos embrase la scène
À Copenhague, le Portugal entame son nouveau chapitre sans Cristiano Ronaldo. Premier test, premier choc : les Lusitaniens s’imposent 4-2 au Danemark, portés par un Gonçalo Ramos étincelant. Positionné en pointe par Jorge Jesus, l’ancien du PSG a fait basculer la rencontre en à peine vingt-cinq minutes. Passe décisive, but et une activité débordante : la presse portugaise ne parle plus que de lui ce matin.
” Le meilleur joueur sur le terrain ? Gonçalo Ramos “, titre A Bola, qui le sacre homme du match avec un 8/10 bien mérité. Le parallèle avec l’ancien numéro 7 ne traîne pas à s’inviter dans la conversation : ce Portugal nouvelle version s’est trouvé un patron d’attaque.
Une performance de patron : des chiffres qui parlent
Buteur, passeur, et but sur le poteau dès la 12e minute, Ramos a tout fait ou presque. En douze minutes, il impose une cadence infernale aux défenses adverses. Surtout, il inscrit là son treizième but avec la Selecção… et, fait marquant, douze de ces réalisations ont été faites sans Ronaldo sur la pelouse. L’information claque comme un symbole : la succession n’est plus une question, mais bien une réalité en marche.
- Un tir sur le poteau à la 12e minute
- Passe décisive à la 13e, conclue avec sang-froid
- But plein de maîtrise à la 25e
Une influence qui va bien au-delà des chiffres : activité constante, efficacité devant le but, Ramos a dicté le tempo offensif d’une équipe à la fois compétente et dévouée, à l’image de son leader du soir.
Jorge Jesus mise sur la jeunesse offensive
Le sélectionneur s’en réjouit : ” Pour moi, c’était notre meilleur match depuis mon arrivée “, lâche Jorge Jesus, qui insiste sur le collectif, tout en soulignant l’importance de Ramos dans son nouveau projet offensif. Fidèle à son style exigeant, il détaille : ” Le but de Gonçalo Ramos est un superbe but de ce type “. C’est désormais officiel : la place de numéro 9 appartient pleinement à l’ancien Parisien.
Ce choix fort s’appuie sur un effectif qui joue libéré, sûr de ses mouvements : ” Le nouvel entraîneur nous aide énormément. Nous avons les idées claires “, confie Ramos, tout en évacuant la polémique Ronaldo : ” Cette histoire ne nous a pas influencés, on veut gagner chaque match “.
Gonçalo Ramos, l’homme attendu pour tourner la page Ronaldo
Au fil des sélections, Ramos s’impose comme une figure centrale du Portugal. Son jeu diffère de celui de Ronaldo : plus mobile, moins focalisé sur la réception finale, mais tout aussi décisif dans la zone de vérité. Ce profil dynamique correspond à la volonté de Jorge Jesus de renouveler le style portugais, entre transitions rapides et pressing collectif.
La presse s’en amuse, jusqu’à rebaptiser affectueusement le buteur : “CR11”, clin d’œil taquin du journal O Jogo. L’héritage Ronaldo, loin d’être un fardeau, devient moteur d’identité pour un groupe désireux d’imposer sa propre signature.
Focus carrière : Gonçalo Ramos, du Benfica à la sélection
Gonçalo Ramos, né en 2001, s’est révéle au Benfica Lisbonne avant de franchir la frontière pour rejoindre le Paris Saint-Germain, où il s’est aguerri au plus haut niveau européen. En équipe nationale, il débute fort en marquant notamment un triplé lors de la Coupe du monde 2022, déjà en remplacement de Ronaldo. Depuis, il accumule les apparitions et les buts, devenant la principale arme offensive portugaise dès que l’ancienne légende sort du onze.
- Première sélection en 2022
- 13 buts en sélection à ce jour
- Un style énergique et altruiste, idéal pour le collectif actuel
Quels enjeux pour le Portugal sans Ronaldo ?
Le départ de Cristiano Ronaldo laisse un vide hors norme. Mais la performance de Ramos, symbole du renouveau, montre que l’équipe sait avancer sans son monument historique. Jorge Jesus a fédéré un groupe qui joue pour une identité renouvelée, misant sur la force du collectif et la fraîcheur de jeunes leaders. L’objectif : s’affirmer parmi les cadors européens, tout en consolidant ce nouveau socle offensif autour de Ramos.
À voir sur la durée, mais une chose est sûre : la flamme portugaise, elle, ne s’est pas éteinte.
