L’OM déjà au pied du mur
Il est rare de voir le Vélodrome sonner creux si tôt dans la saison, mais ce dimanche soir, la défaite des Olympiens contre le Paris FC (2-3) a laissé planer un silence lourd. Menés dès la première minute, les Marseillais ont couru après le score toute la partie, égalisant grâce à un doublé d’Amine Gouiri, mais sans jamais reprendre la main sur le match. Le penalty de Sinayoko a scellé leur deuxième revers consécutif, au goût amer.
Des fragilités exposées sans filtre
Bruno Genesio n’a pas cherché à masquer les carences de son équipe. Au micro de Ligue 1+, le coach a parlé d’un manque d’équilibre criant, de transmissions trop lentes et d’une équipe “contrée comme des gamins”. Signe que la jeunesse et les nouveaux visages ne suffisent pas à masquer la réalité : l’OM défend mal, trop mal, pour espérer jouer les premiers rôles.
La tension monte chez les supporters
Difficile pour les fans de cacher leur inquiétude. Déjà battus par Monaco la semaine d’avant, les Phocéens pointent les erreurs individuelles et collectives qui plombent leur entame de championnat. “On a de quoi être inquiet”, avoue Genesio, lucide face aux critiques. Le chantier est ouvert autant dans les têtes que sur le terrain.
Un calendrier redoutable à venir
La suite s’annonce corsée : déplacement à Rennes, voyage à Besiktas en Ligue Europa, puis le choc tant redouté contre le PSG au Vélodrome. Trois matches pour éviter que la crise ne s’installe durablement et pour prouver que, malgré la saignée de l’été, ce groupe peut tenir la route.
Pourquoi ce revers doit inquiéter
- Deuxième défaite de suite dès la 3e journée
- Défense perméable malgré les efforts de Genesio
- Montée de la pression avant un calendrier infernal
Face au Paris FC, au-delà du score, c’est bien la fragilité d’une équipe en reconstruction qui interroge les observateurs. La saison vient à peine de commencer, mais à Marseille, l’heure n’est déjà plus à l’insouciance.
