Zidane bouscule les codes pour sa première liste
La révolution Zidane est en marche. Pour sa toute première liste à la tête de l’équipe de France en vue de la Ligue des Nations, Zinédine Zidane a envoyé un signal fort : rupture nette avec l’ère Deschamps, et nouvelle ère assumée dès la forme autant que sur le fond. Devant la presse française rassemblée, la scène était soignée, presque théâtrale : projection vidéo, musique, ambiance léchée. L’Equipe l’affiche en une – Zidane tranche d’entrée. Le Parisien va dans le même sens : l’ancien meneur des Bleus impose déjà sa marque.
Des choix forts, des symboles évincés, une page tournée
Le nouveau patron des Bleus ne s’est pas contenté d’un effet d’annonce. Sa première liste écarte des figures habituelles : Aurélien Tchouaméni, N’Golo Kanté et les frères Hernandez sortent du groupe. Pour ces cadres, la page semble bien tournée. Zidane l’assume en interne comme devant les médias : il veut inaugurer un nouveau cycle sur quatre ans. Tant pis pour les habitudes. Côté capitanat, autre petit séisme : c’est Kylian Mbappé qui hérite du brassard.
Coup de projecteur sur la jeune garde tricolore
Mais la vraie révolution, c’est cette injection massive de sang neuf. L’ancien coach du Real Madrid a appelé cinq novices chez les A :
- Andy Diouf
- Guillaume Restes
- Lucas Da Cunha
- Jérémy Jacquet
- et la sensation Estéban Lepaul
Zidane va plus loin : il acte aussi le retour en grâce d’Adrien Truffert et de Pierre Kalulu. Pour le technicien, il fallait combler certains postes déficitaires, notamment sur le côté gauche. Les absences de cadres comme Tchouaméni sont liées à leur état physique, après une reprise jugée trop récente.
Capitanat à Mbappé, quelques non-sélections remarquées
En confiant le capitanat à Kylian Mbappé, Zizou pose une pièce maîtresse sur la future architecture de son équipe. Mais certains choix font grincer par ailleurs. Maghnes Akliouche et Malo Gusto restent en dehors, preuve que la sélection n’a pas vocation à être expérimentale mais bien construite autour de besoins et d’une vision claire. Sur les questions les plus délicates, Zidane demeure prudent, bottant parfois en touche sur l’avenir des recalés, répète qu’il privilégie la mission sportive à toute spéculation personnelle.
Un contexte inédit : pourquoi cette liste marque un virage pour les Bleus
On ne l’attendait pas autrement : la première sélection de Zidane, c’est aussi un manifeste. Le sélectionneur veut installer, sur la durée, un groupe renouvelé et bâtir une dynamique sur le long terme. Parmi les choix marquants :
- Écart de cadres pour motif physique ou choix stratégique
- Arrivée de jeunes sans expérience internationale
- Volonté claire d’assainir certains secteurs du jeu
Le tout dans une scénographie appuyée, symbole d’un management à la fois spectaculaire et rationnel. Zidane pose ses jalons : place aux nouveaux, avec une colonne vertébrale expérimentée et un vrai plan à l’horizon 2030.
Repères : le staff de Zidane et les enjeux à surveiller
Cette première liste s’inscrit dans un contexte d’attente quasi fébrile. À la fois parce que Zidane, auréolé de son palmarès au Real Madrid, attise le désir de rupture, mais aussi parce qu’il récupère des Bleus qui sortent d’un cycle long sous la direction de Deschamps. Son staff a été constitué autour de proches et de techniciens réputés pour leur exigence.
Les enjeux ? Observer la jeunesse à l’épreuve du feu, voir si la greffe prend vite et quelles solutions Zidane trouvera pour les postes sensibles. Dans son discours, une notion domine : engagement. La presse française, elle, savoure déjà cette nouvelle ère.
