Un naufrage pour Al-Nassr et Ronaldo en Ligue des Champions asiatique
La campagne asiatique d’Al-Nassr démarre dans le chaos. En déplacement aux Émirats arabes unis pour affronter Al Aïn lors de la première journée de Ligue des Champions, le club de Cristiano Ronaldo a vécu une véritable descente aux enfers. Quatre buts encaissés, aucun marqué et un vestiaire qui tangue, voilà le bilan sans appel d’une soirée cauchemardesque pour les Jaunes.
Une défaite d’une ampleur inédite
Depuis la création du tournoi en 2003, jamais Al-Nassr n’avait connu pareille humiliation en C1 asiatique : battu 4-0 sous les coups redoublés d’Al Aïn, avec notamment un doublé du très efficace Houssine Rahimi. Soufiane Rahimi et Giakoumakis ont, eux aussi, aggravé l’addition. Ce revers, le plus lourd du club dans la compétition, laisse Al-Nassr KO debout et soulève une question : s’agit-il d’un simple accident ou d’un symptôme plus profond ?
Ronaldo, sous tension et sous le feu des critiques
Si les projecteurs étaient braqués sur Cristiano Ronaldo, ils n’auront capté ce soir-là que frustration, colère et, finalement, perte de contrôle. Après le troisième but encaissé, le Portugais n’a pu contenir sa rage, multipliant gestes de dépit envers ses coéquipiers puis contre l’arbitre. Mais c’est une altercation avec un joueur d’Al Aïn qui marque les esprits : dans un geste d’humeur, Ronaldo saisit son adversaire et le projette violemment au sol. Fait notable, l’arbitre ne sanctionnera pas cet éclat.
Déjà chahuté avant le coup d’envoi par les supporters émiratis scandant le nom de Messi, Ronaldo n’a pas trouvé de meilleure réponse que des applaudissements ironiques. La soirée s’achève sur une note encore plus amère, avec des critiques sévères dans la presse comme sur les réseaux : certains journalistes allant jusqu’à qualifier le quintuple Ballon d’Or de fardeau pour Al-Nassr.
La défense d’Ange Postecoglu : un vestiaire à protéger
Face à cette avalanche de reproches, l’entraîneur australien Ange Postecoglu n’a pas hésité à voler au secours de son vestiaire. Interrogé sur la performance décevante de son leader, il assume totalement :
Ce n’est pas à cause des joueurs. Ils donnent tout et ils ont du caractère. C’est ma responsabilité, OK ? Vous ne devriez pas dire ça de quelqu’un qui reste un exemple pour tout le monde. Vous pouvez me critiquer, il n’y a pas de problème.
Malgré ce soutien, le malaise est là : à 41 ans, Ronaldo ne semble plus intouchable ni capable d’inverser, par son seul génie, la dynamique de l’équipe.
Une marge de manœuvre encore fragile
Classé troisième en Saudi Pro League derrière Al-Hilal, Al-Nassr garde heureusement sept matches de poule pour se rattraper dans cette Ligue des Champions qu’il rêve de soulever. Mais le défi est immense. Habitué à porter ses équipes, Ronaldo découvre que la compétition asiatique est impitoyable, malgré un effectif qui comptait pour ce match des titulaires comme João Félix et Sadio Mané.
- Al-Nassr : troisième du championnat saoudien à deux points du leader
- 7 matches restants pour espérer sortir des poules
- Une prestation collective remise en cause
Cristiano Ronaldo en Arabie saoudite : jusqu’où peut-il aller ?
Depuis sa sortie du débat pour le Ballon d’Or en 2022 et une Coupe du Monde terminée sans éclat, Cristiano Ronaldo connaît une nouvelle vie à Al-Nassr. Multi-buteur mais moins décisif dans les grandes soirées, il attaque chaque match sous une pression intacte. À 41 ans, il reste observé à la loupe par fans et spécialistes, surtout depuis sa signature en Saudi Pro League. Chaque défaite, chaque geste devient un symbole d’une légende sur la pente descendante ou d’un compétiteur insatiable prêt à tout renverser. La suite de la campagne asiatique dévoilera si Ronaldo et Al-Nassr ont encore les moyens de viser les sommets sur le continent.
Que retenir de la situation d’Al-Nassr ?
Al-Nassr, riche d’internationaux et séduit par la politique des stars, assume des ambitions continentales à la hauteur des investissements réalisés. Mais la réalité du terrain rappelle les exigences de la Ligue des Champions asiatique : il faudra plus qu’un palmarès et des noms ronflants pour s’imposer durablement. Cette soirée perdue à Al Aïn marquera-t-elle un tournant ? Prochain épisode dans une compétition qui pardonne peu les off-days, même aux plus grands.
